Pendant le confinement, certaines activités essentielles à notre société n’ont pu s’arrêter. C’est le cas de l’accompagnement des personnes les plus en difficultés dans notre société. Les salariés en insertion des structures du réseau se sont mobilisés pour soutenir cet effort collectif.

Pour répondre à la crise, le traiteur solidaire Baluchon a adapté son activité : depuis le 16 mars, les équipes ont cuisiné chaque jour plus de 800 repas, à destination des personnes les plus en difficulté dans les centres d’accueil et d’hébergement d’urgence, notamment pour l’Armée du Salut. Les salariés d’Optim Emploi et de Travail & Partage ont contribué à assurer le bon fonctionnement de ces centres, en prenant en charge le nettoyage ainsi que l’accueil et la sécurité, pour réguler des entrées et sorties, s’occuper des besoins des hébergés, maintenir le calme…

Il est nécessaire d’agir auprès de ceux qui n’ont pas accès aux soins dans les hôpitaux surchargés. Dans ce contexte, les salariés d’Optim Emploi sont intervenus dans des centres pour les personnes en situation de rue atteinte du COVID 19, en renfort d’acteurs sociaux franciliens tels que le Samu Social, Aurore ou la Croix-Rouge.

Durant cette période de confinement, de nombreuses personnes ne sont pas autonomes dans leur vie quotidienne et ne peuvent se passer d’une aide personnelle. C’est le cas de certaines personnes en situation de handicap, ou de personnes âgées. Portage de courses, entretien du logement : les salariés d’Initiative Emploi ont maintenu leurs activités auprès des personnes les plus en difficulté. Les équipes d’Emploi Développement ont été sollicités par certains opérateurs de logement collectif qui ont souhaité apporter des solutions à leurs locataires plus particulièrement impactés par les mesures de confinement.

Pour soutenir l’effort des soignants et des travailleuses et travailleurs, les lieux d’accueil de la petite enfance, ainsi que les équipements collectifs paramédicaux ont continué de fonctionner. La structure UCAD y est intervenue en renfort des équipes, notamment sur les missions essentielles de désinfection des locaux.

La nécessité de maintenir un lien à distance a montré l’importance de la fracture numérique entre salariés. Pour nombre d’entre eux, l’absence d’équipements informatiques et de connexion à internet constitue un frein très important. Pour lutter contre cette fracture, le PoleS a prêté ses ordinateurs à des familles non équipées. Le dispositif #partagetonwifi a également été mis en place, dans le but d’inciter le partage solidaire des codes wifi pour permettre aux personnes ne disposant pas de connexion d’accéder aux services numériques.

Devant les pénuries de masques et d’équipements de protection, les SIAE du réseau s’organisent pour réorienter leurs activités et en innovant. Le PoleS s’est ainsi lancé dans la production de visières de protection solidaires, fabriquées au moyen d’une découpeuse laser et distribuées gratuitement aux services d’accompagnement et d’aide à domicile (SAAD), aux foyers pour adultes en situation de handicap et aux EHPAD.

Ce maintien des activités comporte son lot de difficultés. Pour y faire face, toutes les structures ont mis en place des protocoles sanitaires très rigoureux, ce qui a permis de maintenir la sécurité de tous les salariés. Mais pour nos adhérents, cette période difficile a aussi été une occasion de renforcer l’esprit de solidarité. Une solidarité collective et sociétale, par le maintien d’activités de service général. Mais également une solidarité au sein des équipes, avec un esprit d’entraide entre salariés.

Toutes les SIAE restent fortement mobilisées dans cette période difficile, et nous continuerons à les suivre et à vous partager leurs actions et problématiques.

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